L'insurrection, derrière le coin

Le sommeil des nations fait naître des monstres.

Mélenchon peut balayer Moscovici

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Il y a quelques jours, Jean-Luc Mélenchon rappelait dans une interview sur France Info la nécessité d’un coup de balai. Il n’a pas fallu plus que cela pour que le Parti Solférinien lui tombe dessus, l’accablant de l’habituel « populiiiiiiiiiiste!!!! » et lui attribuant l’horrible accusation d’employer un langage des années 30.

Or, si langage des années 30 il y a, ce n’est pas celui du fascisme auquel fait référence en filigrane l’accusation du PS. C’est même tout le contraire, il s’agit du langage de la… SFIO, comme le laisse voir cette affiche de 1932: sfio-affiche-coup-de-balai-1932

Dimanche, Pierre Moscovici passe lui aussi à l’attaque (quand la meute est lâchée, autant mordre jusqu’au bout): « La réponse n’est pas le coup de balai » assène-t-il à l’intention de Mélenchon.

Passons sur le fait qu’en 2011, Ségolène Royal a utilisé la même expression: «Un bon coup de balai, et hop !». Restons concentrés sur Moscovici. Que disait-il en 2011, également?

« Il faut vraiment un coup de balai »

Pour nous convaincre, voici un extrait de son interview dans l’émission « Mardi politique » sur RFI, en pleine campagne pour les primaires PS:


Alors, M. Moscovici? Populiste? Langage des années 30? Mémoire courte? Malhonnêteté?

Ce changement de position serait-il du au fait que maintenant M. Moscovici se sent concerné par le coup de balai? Et les ordures, tout comme les salopards, ont l’indignation variable, très variable…

Monsieur Moscovici, au revoir et… du balai !

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16/04/2013 at 17:41

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Une feuille de coca pour José Bové

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Houuuuuuuuu… Il n’est pas content, José Bové. Il le crie sur tous les toits (du web et des radios): Mélenchon est un méchant hypocrite dangereux et il n’est pas question de ne pas le faire savoir à tous, parce que la crise politique et morale, ma petite dame, c’est lui le responsable!

Je ne vais pas rentrer dans le jeu de cour de recrée en agitant des chiffres bidon sur la présence des uns et des autres au Parlement Européen. Surtout que la présence à elle seule n’explique absolument rien. On peut être présent à 100% du temps et roupiller d’un sommeil profond. Tout comme on peut écrire 300 pages et ne rien dire; écrire un poème et dire le monde depuis sa naissance. Mélenchon s’en est très bien expliqué sur son blog, obligé d’abandonner un instant la lutte politique pour répondre aux gamineries de Bové.

Que reproche Bové à Mélenchon encore, pour appuyer ses accusations-dirigées-depuis-EELV-pour-aider-le-PS-et-taper-sur-les-doigts-d’Eva-Joly? De ne pas avoir été présent le 13 mars 2013 lors du vote sur le budget européen. Pire encore: Mélenchon tricherait, il signerait sa feuille de présence alors qu’il n’est pas là, pour toucher son indemnité journalière. Ah, le salaud! Mélenchon est donc comme les autres! Pire, il a même pris le train 2 heures pour revenir à Strasbourg avant 19h! Juste pour signer et… ! Mais quel tricheur! Rendez-vous compte des mesquineries dont il est capable: bien qu’absent tout le temps (selon le même Bové), il lui prend de temps en temps de venir avant 19h pour signer, spécialement pour toucher son indemnité journalière. La contradiction aura échappé à la moustache de notre ami.

220px-EvomoralesQu’il est loin le temps où Bové était révolté! Où il était un paysan militant. Qui luttait de toutes ses forces. Qui rencontrait Evo Morales, un autre paysan en lutte, comme en 2002. Ne comptez pas sur lui pour redemander souvent des nouvelles de son ami. Vous ne l’entendrez pas demander où était Evo Morales le 13 mars. Non! Ni où était Mélenchon ce même jour, alors qu’il devait être dans l’hémicycle pour voter.

Mais justement, où était Mélenchon le 13 dans la matinée? Quelle mouche l’a piqué d’être à Strasbourg le 12 mars, de reprendre le train vers Paris le matin du 13 mars et revenir dans l’après midi (et non le soir, comme dit Bové) et de rester le 14 mars ? Mélenchon aime tant le voyage en train? N’aime pas assumer ses responsabilités dans l’hémicycle? Le révolté de Larzac ne se pose pas de telles questions, elles n’entrent pas dans la stratégie d’attaque d’EELV.

Allez, camarade, on ne peut rien te cacher. Mélenchon était rentré à Paris parce que le matin du 13 mars il devait rencontrer Evo Morales, de passage dans la capitale. Je sais, il aurait du être avec toi, au Parlement Européen, signer la feuille de présence avec toi, voter avec toi. Je sais, c’est mal. Mais voilà, Evo Morales était là. Mélenchon avait même annoncé la rencontre quelques jours auparavant, mais tu ne l’as pas lu, pas entendu. Voici une photo de leur rencontre, je te la mets bien au milieu, pour être certain que tu ne la loupes pas une fois de plus:

avec_morales_format-web

Il est où José? – Regarde, il est là… à la télé… il vote… Là, la moustache qui dépasse… Oui, c’est lui! Il a changé? Ca, je veux bien le croire!

Oui, camarade, j’aurais aimé que tu sois là aussi. Comme tu l’étais en 2002, avec ce même Evo Morales. Maintenant tu es à Bruxelles, à écrire avec Quatremer, l’eurobéat heureux. Ou à refaire l’Europe avec Daniel Cohn-Bendit, grand révolté parmi les révoltés.

Qu’il est loin le temps où Bové n’était pas un supplétif du PS…

Written by L'insurgé

11/04/2013 at 15:33

L’ANI, les solfériniens et Mélenchon

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LhumainParlementEn 2013, le capitalisme financier fait rage sur la planète. De nombreux politiciens font semblant de le découvrir depuis peu avec l’éclatement de la « crise » financière, mais continuent à le renforcer. Pourtant, depuis le tout début de ce changement mondial, d’autres le dénonçaient déjà, comme c’était le cas de Jean-Luc Mélenchon en 1993. Je vous livre ici un extrait de l’une de ses explications de vote du 3 novembre 1993, où il dénonce une « forme nouvelle de capitalisme financier transnational, qui se joue des frontières, qu’il utilise au profit de ses objectifs d’accumulation »:

« M. Lederman met le doigt sur un problème dont ce que nous appelons la délocalisation n’est, en définitive, qu’une sorte de pic. En vérité, l’ensemble du système économique dans lequel nous évoluons s’est profondément modifié. A sa pointe extrême, nous avons une forme nouvelle de capitalisme financier transnational, qui se joue des frontières, qu’il utilise au profit de ses objectifs d’accumulation. De manière consubstantielle, se construit un capitalisme marchand transnational, avec des formes d’organisation et de répartition du travail qui sont, à proprement parler, totalement inédites, et en face duquel la communauté nationale est incapable de produire un droit ou un modèle de régulation, au point que plus d’un analyste a pu parler de l’émergence d’un droit privé transnational se jouant des règles édictées par la communauté internationale, au sens littéral du terme, à savoir « inter-nations ».

Une espèce de deuxième monde économique se met donc en place, qui échappe à toute règle et ne respecte d’autres normes que celles de ses arbitrages internes. La délocalisation ne constitue qu’une facette de ce phénomène plus large. Dans ces conditions, M. Lederman a parfaitement raison d’affirmer que le moment est venu pour les collectivités nationales, pour nous législateurs, de faire en sorte que la volonté collective et la régulation démocratique interviennent là où ne joue que la libre volonté des acteurs en présence. C’est pourquoi nous serions a priori plutôt enclins à voter cet amendement, monsieur Lederman. Et les objections qui ont été présentées nous y incitent presque davantage. On ne peut accepter l’argument selon lequel quelques emplois pourraient être sauvés si telle ou telle entreprise pouvait délocaliser une partie de ses activités. En effet, cela signifierait, en définitive, que nous acceptons que, dans la gestion de la production, entre de l’emploi sous-payé et sous-qualifié. Cela, bien sûr, nous ne pouvons l’accepter. »

Vingt ans plus tard, ce capitalisme financier transnational a pris une ampleur destructrice. Le Front de Gauche continue à vouloir le combattre avec une obstination inébranlable. Ne nous trompons pas de gauche. Elle n’est certainement pas dans le coeur de ceux qui votent actuellement l’ANI à l’Assemblée Nationale, ni dans celui de ceux qui l’appellent de toutes leurs forces, depuis le gouvernement et l’Elysée.

Cet accord honteux – travaillé sur un texte du MEDEF, dans les locaux du MEDEF et signé par une minorité de syndicats – détruit le droit des travailleurs avec une violence inouïe, jamais atteinte auparavant. Ce qui est dégagé s’inscrit dans la logique mortifère du capitalisme financier transnational.

Il ne faut pas se laisser distraire par la diversion que pratique actuellement le PS avec ses attaques contre Mélenchon. Braquons les projecteurs sur sa politique concrète, ne perdons pas un seul vote de vue! Les élus PCF (FdG) ont introduit 4500 amendements pour contrer le MEDEF et défendre le droit des travailleurs.

On lâche rien!

Written by L'insurgé

07/04/2013 at 12:21

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Arrêt sur mots n°2 : Nous sommes tous des loups garous

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Les informations sur la Grèce que les médias du Système nous transmettent s’inscrivent dans une propagande honteuse. Quand des manifestants, même peu nombreux parfois, sortent dans les rues des pays comme l’Ukraine ou la Biélorussie, nous avons droit à une litanie qui nous explique qu’il s’agit de révolutions (le Système vous indique même la couleur, c’est plus facile à reconnaître, très bon marketing!). On nous apprend aussi que le pouvoir en place est ignoble et que les jeunes (toujours les jeunes qui font la révolution!) sont merveilleux et courageux. Quand une mouche pète à la Havane ou dans la capitale de n’importe quel pays qui ne se soumet pas au Système néo-libéral, c’est la même chose: la révolte du peuple contre un pouvoir bien diabolique.

Mais quand il s’agit des pays soumis au Système et pire encore, de notre espace géographique et culturel, alors là, attention! Le Pouvoir n’est plus méchant (mais fait son devoir, alors que le peuple ne comprend rien) et nous n’assistons plus à une révolte ou à une révolution, mais à des… débordements!

Dans cette propagande quotidienne, France24 vient d’atteindre des sommets de propagande de bas niveau. Ainsi, leur correspondante à Athènes, Alexia Kefalas, nous apprend des choses bien surprenantes, dans une novlangue qu’elle semble maîtriser à merveille:

« Il y a toujours des affrontements entre manifestants et policiers » – certes, ici se sont des affrontements. Ailleurs, dans la même situation, il s’agit d’une « répression des manifestants par un pouvoir violent et dictatorial ».

 » C’est une situation de plus en plus tendue d’autant que dans quelques instant il y aura la tombée de la nuit » – ah ben oui, ma petite dame, les manifestants sont des loups-garous; la journée ça va encore, mais la nuit… Après la Roumanie et Dracula qui sort la nuit pour boire votre sang, attention aux manifestants grecs!

 » on s’attend à des images que la Grèce à déjà connues en décembre 2008 lors des violentes émeutes qui ont duré 15 jours » – naturellement, ce sont des émeutes. Pas des révoltes, pas des luttes, pas de répression!

« ce sont donc de très mauvais souvenirs qui sont en train de resurgir » – quand je vous dis que ce n’est qu’un film d’horreur… et qu’il n’y a pas de répression, mais seulement des loups-garous qui parcourent les rues d’Athènes la nuit…

« Au même moment, c’est un souffle pour le Gouvernement qui a adopté ce nouveau plan de rigueur et peut espérer recevoir la cinquième tranche du prêt (…) mais aussi espérer une nouvelle aide de l’Union Européenne ». – comme dans tout bon film d’horreur, il y a les bons, les méchants et naturellement… l’espoir! Ca y est, le gentil gouvernement a un nouveau souffle, les méchants loup-garous ne gagneront peut-être pas … Encore un peu de suspens dans le film, que diable!

« ce vote, de justesse, a été salué par l’ensemble des dirigeants européens » – aucun doute, le suspens est à son comble. Les autres acteurs, tous positifs, saluent et à l’unanimité, svp!

« malheureusement, le Gouvernement est préoccupé par ce qui se passe actuellement dans les rues d’Athènes et qui ne risque pas de se terminer » – ici, c’est le moment du film où la caméra fait un gros plan sur le héro qui vient d’échapper aux premières aventures, qui reprend son souffle, inquiet, tandis qu’on entend les bruits des monstres et des fantômes derrière la porte qu’il tente de verrouiller… Et ce n’est pas fini!

« Certains députés de la majorité avaient annoncé qu’ils ne voteraient pas pour ce plan de rigueur (…)   pourtant, au dernier moment, ils ont été pris d’un sentiment nationaliste, patriotique et ils ont voté pour. Ils ont peut-être fait leur devoir(…) » – Il y a des films faciles à comprendre, mais celui-ci aime bien les complications et les rebonds. Quel est le lien entre la trahison des députés de la majorité et le « sentiment nationaliste et patriotique »? Ils ont trahi par patriotisme? Décidément, les loup-garous de la rue ne comprennent pas ce qui est bon pour leur patrie, pour leur nation! Les gentils du Parlement ont su revenir à la réalité au dernier moment, in extremis, alors qu’ils étaient en train de se transformer eux aussi en loup-garous et s’opposer au plan de rigueur, comme les monstres de la rue! Eux, ils ont fait leur devoir! Franchement, des super-héros!

 » Les manifestants se sentent trahis ce soir, certains ont même attaqué l’un des députés socialistes » – je vous l’avais dit: c’est l’un des personnages tout gentil  qui ose s’aventurer dehors et paf! les loup-garous lui tombent dessus…

« c’est donc une situation de plus en plus tendue et les policiers continuent de jeter des gaz lacrymogènes un peu partout » – on entend la musique stressante, qui indique à quel point c’est dangereux… au point que les défenseurs doivent même utiliser de l’ail, des oignons et autres poivres pour éloigner les loup-garous…

Superbe film d’horreur, en 1 minute et 30 secondes. Je n’ose pas imaginer l’épouvante des heures de traitement du sujet, toutes chaines confondues….

Dormons, braves gens, en Grèce il n’y a pas de répression, il n’y a pas de trahison, il y a juste des patriotes qui écoutent la voix la de la raison et des violences de la rue, toujours la rue qui est violente… Mais surtout pas le Système! Dormons! A moins que … nous ne soyons tous des loup-garous…

Alin Tranca

Written by L'insurgé

30/06/2011 at 13:30

Le Pen est une fasciste anti-républicaine

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Une seule nationalité, pas deux!

LePen, REUTERS/Jacky Naegelen

Je viens d’apprendre à l’instant même que Le Pen fille (l’héritière du FN) demande aux députés de supprimer la possibilité d’avoir la double nationalité:

Comment ne pas voir que réside dans cette double nationalité l’un des ferments principaux d’atteinte à cette cohésion républicaine dont la France a plus que jamais besoin et un puissant frein à l’assimilation des Français issus de l’immigration ?

Dans l’intérêt de la France et des autres nations, dans l’intérêt en particulier de nos relations avec l’Algérie, premier pays concerné, il est ainsi nécessaire d’engager une démarche authentiquement républicaine en mettant fin à la double nationalité, et de demander à chacun de nos compatriotes placés dans cette situation, de choisir son allégeance : la France, ou un autre pays.

Donc, d’après elle, il faut faire un choix et c’est une question d’allégeance. D’après moi, la pensée de Mme Le Pen L’héritière-du-Fn relève de l’idiotie pur et simple. Elle pense à ceux qui vivent en France et ont deux nationalités, mais oublie de penser à tous les français qui vivent à l’étranger et ont (au moins) deux nationalités.

Je vais lui donner un exemple simple et direct: mon fils – qui a 5 ans – est né et vit en Belgique. Il a trois nationalités: belge (de naissance), française (sa mère) et roumaine (son père). En suivant la logique de Le Pen, il doit renoncer aux deux autres pour pouvoir garder la française, ou renoncer à la française pour pouvoir garder les deux autres. Tout ça puisqu’une excitée raciste à décidé de traiter la question en termes d’allégeance!

Mais non, ma petite idiote frustrée, il n’a pas à choisir, ni à faire allégeance à un pays en particulier, puisque NOTRE fils, né de l’union entre une Française (bretonne) et un Roumain (olténien) sur le sol d’un pays tolérant et accueillant, fait allégeance aux trois pays et les aime en égale mesure. Il se sent belge (et adore les balletjes sauce tomate avec des frites!) et  se déclare également Roi de Bretagne (où on passe toutes nos vacances) et Roi de Roumanie (puisque mon papa y est né…). Pour lui, ces trois pays sont profondément dans son coeur et mieux que ça, la somme de ces trois pays lui permettra d’être un citoyen du monde, capable d’exprimer l’amour d’un pays sans passer par la haine et le rejet.

La modification que Le Pen veut s’adressera à tous les citoyens français. Elle ne pense que dans son sens de haine, par exclusion: tu as deux nationalités, donc l’une chasse l’autre. Nous autres, être humains normaux, pensons la question en termes d’addition, de somme. Certainement pas en termes de soustraction. C’est bien cette addition qui fait notre richesse. Une très grande richesse dont Le Pen est pauvre.

Alin Tranca

Written by L'insurgé

01/06/2011 at 15:52

Mélenchon ne se désistera pas pour le PS

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Mélenchon et Montebourg à Dole, AFP / Jeff Pachoud

Dans mon dernier article j’ai réagi de façon assez dure envers M. Montebourg, à propos de sa déclaration sur le désistement de Mélenchon s’il était désigné candidat du PS. Connaissant très bien Mélenchon et sachant que jamais il n’avait fait une déclaration pareille, ni formulé une quelconque intention, j’ai été choqué par la déclaration de Montebourg et sa façon de vouloir se poser en rassembleur de la gauche à tout prix, même en dépassant les bornes.

Hier, j’ai décidé de lui poser la question directement et savoir exactement quand Mélenchon lui a fait part d’une intention pareille. Voici sa réponse:

Je pense être allé un poil trop loin dans l’interprétation qu’il m’a lui-même au téléphone permis de faire de ses propos. J’avais compris qu’il était sensible à mes propositions et que, en déclarant qu’il pourrait s’entendre avec moi si j’étais le candidat socialiste, dès le premier tour, qu’il en tirerait quelques conséquences. Mais ce n’est pas à mes yeux le principal, je m’en suis expliqué avec lui au téléphone avec humour (et amitié).

C’est donc un démenti clair et net, Mélenchon n’a jamais tenu ce genre de propos. Non, Mélenchon ne va pas se désister au premier tour pour le candidat du PS, même si celui-ci était M. Montebourg.

Maintenant, ce que je trouve hallucinant, c’est la liberté que s’est accordée M. Montebourg de « croire que », « comprendre que ». Pour lui, c’est Mélenchon qui devrait en tirer des conséquences et se retirer? Sans blague? Et pourquoi il ne pourrait pas envisager lui de se désister? Ca ne peut aller que dans un sens?

Une autre question me vient à l’esprit. Si M. Montebourg n’est pas désigné candidat du PS (et une fois de plus, les vieux mammouths socio-démocrates auront eu raison de lui, comme ce fut le cas en son temps avec Mélenchon, Dolez et d’autres de l’aile gauche du PS), que va-t-il faire? Va-t-il rester au PS? Va-t-il avoir la force de quitter le PS pour défendre ses idées, en sachant que dans le cas contraire il sera amené à défendre les idées d’un socio-démocrate qui aura été désigné pour la présidentielle? A-t-il envisagé ne fut-ce qu’une seconde de se rallier au Parti de Gauche? S’il reste dans le PS, que fera-t-il de ses idées, maintenant, quand le pays brûle et que la situation globale et mondiale est tellement grave qu’il ne peut plus se situer dans une optique de carrière mais d’action?

Nous verrons cela dans très peu de temps. Et sincèrement, je ne lui souhaite rien d’autre que d’être désigné candidat du Parti Socialiste.

Alin Tranca

Written by L'insurgé

27/05/2011 at 15:31

Montebourg rassembleur, mais menteur?

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Arnaud Monteburg - source image Wikipedia

Depuis deux jour, M. Montebourg et quelques militants ont décidé de montrer qu’il est le candidat qui rassemble à gauche. Pour cela, tous les moyens sont bons, y compris le mensonge grossier.

Dans une une interview publiée dans Libération le 23 mai sous le titre « Hollande et Aubry nous ont fait perdre en 2002 », M. Montebourg dit:

Par ailleurs, je considère être le meilleur rassembleur de toutes les gauches. Jean-Luc Mélenchon a dit qu’il ne serait pas candidat si j’étais le candidat du PS, Jean-Pierre Chevènement a dit qu’il voterait pour moi s’il votait aux primaires. Nicolas Hulot a déclaré que j’étais le meilleur candidat écologiste et Christiane Taubira est dans mon comité de soutien.

Or, il se trouve que M. Mélenchon n’a jamais, au grand jamais affirmé qu’il n’allait pas être candidat si M. Montebourg était candidat du PS. Il a dit qu’il allait soutenir Montebourg pour qu’il soit le candidat du PS, qu’il allait pouvoir discuter avec le PS si Montebourg était désigné comme candidat à l’élection présidentielle, mais il n’a jamais affirmé son retrait de l’élection présidentielle si Montebourg était le candidat.

Je demande simplement et clairement: pourquoi M. Montebourg a besoin d’un mensonge pareil pour pouvoir poser en rassembleur de la gauche? Est-il tombé si bas? Je trouve la question d’une extrême gravité et ce n’est pas quelque chose à prendre à la légère. Imaginez que demain Mélenchon déclare que Montebourg a dit qu’il allait se retirer de l’élection présidentielle s’il était désigné candidat du Front de Gauche. Quelles seraient les réactions?

Est-ce que M. Montebourg se rend compte de la gravité d’un tel mensonge? Des répercussions que ce mensonge peut avoir? Sincèrement, je suis profondément déçu que M. Montebourg puisse recourir à de tels procédés.

Non, M. Montebourg, Mélenchon n’a jamais dit une chose pareille et Mélenchon ne fera jamais une chose pareille. Tout simplement parce que, même si vous êtes le candidat avec lequel nous pourrons le mieux discuter et trouver des terrains d’entente dont la Gauche a besoin, nous avons des différences qui nous demandent de continuer notre lutte.

J’ose espérer que M. Montebourg publiera la preuve de ce qu’il affirme ou un démenti. Il n’est jamais trop tard pour être honnête.

Alin Tranca

Written by L'insurgé

24/05/2011 at 11:14

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